Unité Pastorale Francophone Bruxelles-Centre

  • Notre unité est composée de plusieurs églises: la cathédrale des St-Michel-et-Gudule, Notre-Dame Immaculée, Notre-Dame du Sablon, Notre-Dame du Finistère, St-Roch et Saint Nicolas.

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  • Nous vous accompagnons dans vos démarches de sacrements, telles que le baptême, la confirmation, la communion, le mariage, ...

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  • Nous proposons aussi de la catéchèse pour la préparation aux sacrements ou bien juste pour approfondir votre foi et se réunir avec d'autres chrétiens.

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JANVIER, MOIS DES VŒUX …

Janvier est le mois des vœux. Il tient son nom de Janus, grande divinité romaine, dieu à double visage, l’un tourné vers le passé et l’autre vers l’avenir, dieu des passages et des commencements.

Un regard, donc, vers le passé : l’année qui vient de s’achever n’aura guère été facile. Une pandémie qui s’éternise et ses conséquences néfastes sur la santé sans doute, mais aussi sur l’économie, l’emploi et… le moral de tout le monde. La situation climatique et ses funestes conséquences, chez nous, à l’été dernier, et des changements urgents, attendus, mais qui tardent à venir. Une tension internationale accrue entre les grandes puissances, USA, Russie et Chine en particulier… Comme Marie Noël à la fin de 1940, on s’étonne de pouvoir encore chanter un Te Deum pour l’année écoulée, et l’on se prend avec elle à rêver que ce soit plutôt Dieu qui, de son Paradis, entonne un Te Hominem laudamus, une louange à l’homme qui a subi tant de tourments ! Pourtant, n’oublions pas, en regardant ainsi par-dessus notre épaule, tout ce qui fut bon : les gestes de solidarité entre sinistrés, chez nous, les initiatives d’accueil des migrants quels que soient les obstacles, la persévérance des diplomates qui tentent de désamorcer les conflits, l’investissement généreux du personnel soignant qui, malgré sa fatigue, reste sur le pont.

Et faisons le pari, en tendant vers l’avenir l’autre visage de Janus, que tous ces gestes de partage et de bonté, de solidarité et d’accueil, vont encore se multiplier dans l’année qui s’ouvre. Les chrétiens sont gens d’espérance : ils savent qu’ils ne sont pas seuls et que le Ressuscité les tient par la main pour leur faire traverser les difficultés et les conduire avec lui dans l’amour trinitaire. Ils savent qu’ils peuvent déjà expérimenter cet amour en le mettant en œuvre (et mettons « s » à œuvres, même) dans l’ici et le maintenant, au quotidien, quelles que soient les épreuves rencontrées. C’est sur ce socle qu’ils sont assurés de pouvoir formuler des vœux de belle, bonne, sainte et heureuse année.

Benoît Lobet
Curé-Doyen de Bruxelles-Centre