Unité Pastorale Francophone Bruxelles-Centre

La célébration de la confirmation et de la première communion pour notre doyenné sera le samedi 11 juin à 14h. La célébration sera présidée par le cardinal Joseph De Kesel.

Félicitations à : Célinne, Nathaly, Stéphanie, Andrés, Léa, Lucie, Olivier, Edwin, Lidia, Aëla-Shana, Gabriel, Nelson, Gabriele, Ines, Lina, Camille, Carmen, Clémens, Renna, Ghislain, Angèle, Norma, Andrea, Grace.

Que l’Esprit Saint les guide sur ton chemin de Vie, pour qu’ils puissent témoigner de ton amour !

  • Notre unité est composée de plusieurs églises: la cathédrale des St-Michel-et-Gudule, Notre-Dame Immaculée, Notre-Dame du Sablon, Notre-Dame du Finistère, St-Roch et Saint Nicolas.

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  • Nous vous accompagnons dans vos démarches de sacrements, telles que le baptême, la confirmation, la communion, le mariage, ...

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  • Nous proposons aussi de la catéchèse pour la préparation aux sacrements ou bien juste pour approfondir votre foi et se réunir avec d'autres chrétiens.

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LA PENTECÔTE ET NOTRE VIE SPIRITUELLE

Voici revenue la solennité de la Pentecôte. Cinquante jours après Pâques, nous célébrons l’effusion de l’Esprit sur les disciples du Ressuscité – et donc, sur nous, aujourd’hui. Le calendrier calque celui des fêtes juives : après la Pâque, qui commémore l’Exode (la libération de l’Egypte), les Juifs commémorent le don de la Torah sur le Sinaï, la Loi qui leur permet de rester libres. Chez les chrétiens, l’Esprit se substitue à la Loi : répandu au plus intime des cœurs, il encourage les fidèles à persévérer dans la vie nouvelle que le baptême a inaugurée en eux. Aussi est-ce évidemment autour de la Pentecôte que sont célébrées les confirmations dans nos paroisses, célébrations du sacrement par lequel l’Esprit Saint est répandu avec abondance.

Mais que produit l’Esprit ? Allons au plus simple : ce qu’il produit, c’est la vie « spirituelle ». Ah ! le terme est à la mode, tout le monde veut avoir une « spiritualité » pour s’accomplir ou s’épanouir ! Et tout le monde a raison de le vouloir. Mais avouons que les manières de concevoir ce qu’est la « spiritualité » sont fort diverses : chez beaucoup, il s’agit d’une investigation des méandres de son propre esprit, d’une descente toujours à recommencer dans les recoins de son intériorité – ainsi chez les Bouddhistes, ainsi chez les athées comme le philosophe André Comte-Sponville, qui revendique une « spiritualité sans Dieu ». Et on peut comprendre ce point de vue : par la méditation, rejoindre le plus loin possible les sources de son « moi » profond, c’est un exercice profitable, nécessaire, qui renouvelle notre regard sur nous-mêmes, sur les autres, sur le monde. Un exercice qui peut ouvrir à une vraie contemplation.

Mais lorsque les chrétiens que nous sommes parlent de « spiritualité », ce qu’ils évoquent n’est pas d’abord cela : c’est l’accueil en eux d’un Autre qu’eux, l’Esprit Saint de Dieu qui veut habiter dans leur cœur et le transformer. La spiritualité chrétienne commence donc par une attitude de réception, d’écoute de ce qui vient d’ailleurs. A travers la lecture sans cesse reprise de l’Ecriture Sainte, par exemple, on découvre une vérité sur nous-mêmes qui peu à peu nous révèle à nous-mêmes. D’où le silence, pour entendre une Parole que nous ne prononçons pas nous-mêmes, d’où l’attention portée aux mouvements en nous de l’Esprit « consolateur » qui vient doucement transfigurer nos vies.

« Doucement » : le Veni Creator, hymne par excellence de la Pentecôte, parle de l’Esprit comme du « doigt de la droite du Père » (Dextrae Dei tu Digitus). Le doigt qui affine, retouche, parfait sans cesse l’œuvre du Créateur. Laissons-nous guider par l’Esprit, cultivons la « vie spirituelle » !

Bonne fête de Pentecôte !

Benoît Lobet
Curé-Doyen de Bruxelles-Centre