Livret de la messe du 3ème dimanche de Pâques à ND au Sablon

26 avril 2020

Chères amies,

Chers amis,
 
Pour nous permettre de garder un (hyper)lien pendant les semaines à venir, nous nous proposons les livrets de la messe du dimanche. 
 
À chaque intervention musicale que nous aurions choisie, ces livrets mentionneront un lien vers un fichier sonore sur lequel il vous suffira de cliquer. Lorsqu’un musicien de notre équipe a lui-même enregistré l’une ou l’autre de ces plages, nous vous les proposerons en priorité. À défaut, nous sélectionnerons des interprétations qui apportent un éclairage particulier sur des pièces que nous avons déjà programmées.
 
Cette semaine, un autre tandem d’organistes est venu enregistrer dans notre église confinée. Benoît Mernier entame l’office virtuel avec un Preambulum de Scheidemann, un musicien qui est resté en poste au 17ème siècle, pendant plus de 40 ans, dans la plus prestigieuse église de Hambourg, avant que la… peste mette fin à sa carrière…  Après l’homélie, c’est une improvisation que Benoît propose: « Pierre Cochereau (organiste de Notre-Dame de Paris jusqu’à sa mort en 1984) et grand improvisateur avait dit un jour: « L’improvisation est peut-être un art d’illusionniste. Mais que que vaudrait la vie, si l’on venait à perdre l’entier de ses illusions? ». L’improvisation est par définition éphémère. On l’écoute (en principe) au moment-même où elle est en train de se faire et une seule fois. Quand l’improvisateur a levé les mains du claviers, tout s’est envolé. Il ne reste qu’une sensation, (éventuellement) une émotion, quelques bribes dans la mémoire des auditeurs. C’est là-même la particularité et l’intérêt du geste improvisé: son évanescence immédiate. » 
 
Des sollen wir alle froh sein ! (Nous devons donc tous être joyeux !) Ce choral, qui est vraisemblablement le plus ancien chant liturgique écrit en allemand, utilisé par Johann Sebastian Bach pour exprimer la joie pascale, est proposé à l’offertoire par Arnaud Van de Cauter, « dans une version introvertie conçue comme une action de grâce, en lien avec le texte du verset: « S’il n’était pas ressuscité, le monde eût été perdu »… Le motif rythmique et mélodique énoncé dès le début (à la main gauche, puis à la main droite, puis à la pédale), répété tout au long de l’oeuvre, symbolise la crucifixion. Paradoxalement opposée à ce symbole de la passion, en ressort une énergie particulièrement lumineuse et très printanière. »
 
L’aria de la Cantate BWV 18 du même Bach se veut en lien avec les fausses richesses évoquées dans la deuxième lecture, tandis que le raffinement d’une mélodie de Gabriel Fauré – souvent proposée en nos murs – clôture notre e-office dans une pure célébration de l’amour et du monde.
 
Prenez soin de vous !

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