Livret de la messe de la Sainte Trinité, 7 juin 2020

À chaque grande fête liturgique correspond un hymne de plain chant, source d’inspiration des organistes tout au long des siècles. Arnaud Van de Cauter a enregistré pour vous l’hymne de la Trinité, O lux beata Trinitas, dans deux versions différentes :

À l’entrée Michael Praetorius, un des organistes parmi les plus importants de la Renaissance, actif en Thuringe à la fin du 16e siècle. La pulsation rythmique générale est celle d’une marche lente, solennelle, d’une procession dont le coté festif est souligné par un changement rythmique qui survient dans la dernière partie de l’œuvre. La mélodie de l’hymne est jouée à la basse, sur la trompette de pédale, accompagnée par le grand plein jeu de l’orgue.

À l’offertoire, une des plus grandes figures de l’orgue baroque d’Allemagne du Nord : Matthias Weckmann, organiste à Hambourg. Il s’agit d’un extrait d’un vaste tableau dédié à la Trinité. Méditatif, ce verset fait sonner le thème en valeurs longues à la pédale, avec une registration flûtée et tremblant qui surplombe élégamment le contrepoint raffiné du clavier.

 
Pour la méditation qui suit l’homélie, voici une improvisation de Benoît Mernier qui fait sonner les jeux de Principaux des différents claviers pour terminer sur les Flûtes dans un contrepoint imitatif et incantatoire.
 
La communion est accompagnée par un aria pour alto de la cantate BWV 46, de J.S. Bach, interprété ici par le contre-ténor français baroque Damien Guillon, Doch Jesus will auch bei der Strafe : « Mais Jésus veut aussi dans le châtiment demeurer le bouclier et le secours des justes ». La musique de Bach se révèle encore et toujours emplie de droiture, de réconfort et de clarté, que les ornements viennent accentuer avec autant de précision que de légèreté.
 
La mélodie qui clôture ce programme musical autour de la Trinité a été enregistrée lors du concert donné en l’Église Notre-Dame au Sablon le 29 septembre 2018, en hommage à Paul Claudel. Durant sa mission d’Ambassadeur de France à Bruxelles (de 1933 à 1935), Claudel venait prier presque tous les jours à Notre-Dame au Sablon. Certaines pages de son recueil « Un Poète regarde la croix » décrivent d’ailleurs cette église. Vous pouvez entendre Clara Inglese, Benoît Mernier et Sébastien Walnier interpréter Romance, de Claude Debussy, dont la poésie, de la plume de Paul Bourget, évoque certains thèmes des lectures de ce jour, tels que la douce clarté céleste, la fidélité, la béatitude,…
 
Prenez soin de vous !

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