Homélie du dimanche 14 février 2021

6ème dimanche du temps ordinaire

Chères amies,

Chers amis,

Le récit de l’évangile de ce dimanche, selon saint Marc, nous présente la purification d’un lépreux. Il est très important de retenir le mot « purification ». En effet, pour Marc, il ne s’agit pas d’un miracle ou d’une guérison ; il s’agit belle et bien d’une purification.

La première lecture de la liturgie de la parole de ce dimanche, tirée du livre du Lévitique, nous montre l’importance de la pureté. Elle était la condition même pour entrer en relation avec le Dieu Saint. S’il est question de condition, il est logique de parler d’exclusion. En effet, c’est ce que nous avons entendu dans la première lecture : « Tant qu’il gardera cette tache, il sera vraiment impur. C’est pourquoi il habitera à l’écart, son habitation sera hors du camp. » (Lv 13, 46). La déclaration d’impureté faite par les prêtres était une véritable mise à l’écart de toute vie religieuse et donc de toute vie sociale. Tout cela aussi au nom de l’intérêt commun. Actuellement, il suffit de voir ce qui se passe avec le Corona virus. On n’hésitera pas mettre en quarantaine des personnes déjà atteintes par ce virus pour préserver la population d’un risque de contamination majeur.

Dans l’extrait de l’évangile d’aujourd’hui, il n’est pas normal donc de voir un lépreux s’approcher de Jésus et que celui-ci le touche. La loi de la pureté est transgressée de deux cotés ! Mais c’est ici que se trouve un des détails importants de l’évangile. Ce lépreux ne tombe à genoux devant n’importe qui. Il tombe à genoux devant Jésus (Dieu sauve, Dieu est le salut). C’est un geste d’humilité et de reconnaissance. Il reconnaît la divinité de Jésus : « Si tu le veux, tu peux me purifier ». Et Jésus répond : « Je le veux, sois purifié ».

A travers le geste de Jésus, Dieu nous montre qu’il n’a pas peur de se laisser toucher par nous malgré notre indignité. Oui, personne dans ce monde n’est digne de s’approcher de Dieu et pourtant, il ne veut voir personne à l’écart. Il veut que nous entrions en relation avec lui. Remarquons aussi que si Dieu veut une relation avec nous, cela implique une inclusion de notre part avec nos frères et sœurs. N’est-ce pas à cela que saint Paul nous invite aujourd’hui ? « Imitez-moi, comme moi aussi j’imite le Christ » (1 Co 11,1).

Bon dimanche !

Abbé Mario Rosas

Responsable de l’Unité Pastorale Bruxelles Centre