Homélie de l’abbé Mario Rosas pour le 4ème dimanche de Pâques, 3 mai 2020

« Que le troupeau parvienne, malgré sa faiblesse, là où son Pasteur est entré victorieux ».

Prière d’ouverture de la messe du 4ème dimanche de Pâques

Chers amis,

Ce dimanche, la liturgie de la Parole met devant nous l’une des images les plus belles qui ont représenté notre Seigneur. Il s’agit de l’image du bon Pasteur, du bon Berger. L’évangile de saint Jean, au chapitre 10, 1-21, décrit les traits particuliers du rapport entre le Christ Pasteur et son troupeau, l’Église. Cet extrait est connu typiquement sous le nom de « la parabole du bon berger ». Celle-ci est divisée clairement en quatre parties : (1-6) l’opposition entre le berger qui entre par la porte et les voleurs, (7-10) l’affirmation de Jésus comme étant la porte des brebis, (11-18) Jésus le bon berger et finalement (19-21) la division provoquée aux autorités juives à cause de cette parabole.

La première partie nous présente donc l’opposition entre le berger et les voleurs. Cette image nous montre le berger comme celui qui entre par la porte. Il peut le faire parce qu’il a reçu la mission de garder et de prendre soin du troupeau. Par contre, les voleurs ou les brigands procèdent autrement. Ils y entrent irrégulièrement car ils n’en ont pas reçu la charge et en même temps ils veulent en tirer profit uniquement pour eux-mêmes. Cette image du berger, présentée dans la première partie, ne se limite pas uniquement à nous montrer une simple opposition. Elle nous emmène plus loin encore dans la réflexion de la vie chrétienne. L’évangéliste nous dévoile en filigrane les traits particuliers du rapport entre ce berger et son troupeau ; et cela à travers deux verbes spécifiques : écouter et suivre.

Ces termes désignent les caractéristiques fondamentales de ceux et celles qui vivent à la suite du Christ. Saint Pierre, dans l’extrait de sa première épître d’aujourd’hui, en parle en encourageant la communauté chrétienne : « Bien-aimés, si vous supportez la souffrance pour avoir fait le bien, c’est une grâce aux yeux de Dieu. C’est bien à cela que vous avez été appelés » ; et plus loin : « il vous a laissé un modèle afin que vous suiviez ses traces ». Écouter donc pour répondre à l’appel de Dieu ; c’est bien cela que nous sommes invités à faire ce dimanche. Seul celui qui est attentif à la voix du Seigneur est en mesure de le suivre. De l’écoute découle la suite du Christ. On agit en disciples après avoir écouté et accueilli intérieurement la Parole, pour la vivre au quotidien.

Si l’on regarde bien, cette même relation étroite entre l’écoute et la suite nous est présentée dans la première lecture d’aujourd’hui. Saint Luc nous dit qu’après le discours apostolique de l’apôtre saint Pierre, « les auditeurs furent touchés au cœur ; ils dirent à Pierre et aux autres Apôtres : « Frères, que devons-nous faire ? ». Plus loin, il nous est rapporté que « ceux qui avaient accueilli la parole de Pierre furent baptisés ». Il est important d’accueillir la Parole de Dieu par une écoute intérieure qui pourra transformer, renouveler notre vie (nous convertir). Nous pourrons alors, peut-être, poser la question humblement : que devons-nous faire ? Seigneur, que dois-je faire ?

Bon dimanche !

 

Abbé Mario Rosas

Responsable de l’Unité Pastorale Bruxelles Centre

Homélie du 4ème dimanche de Pâques, 3 mai 2020

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