Cercle Royal Saint-Hubert

Si Saint Hubert, 1er évêque de Liège, est appelé l’apôtre des Ardennes, il ne faut pas oublier que son action évangélisatrice s’étendit sur une grande partie de notre pays et qu’il est mort en terre brabançonne, à Tervuren, en l’an 727.
Invoqué contre la rage, devenu le patron des chasseurs et le protecteur des chiens, Saint Hubert n’a cessé d’être vénéré. Son culte s’est répandu dans toute l’Europe occidentale : septante-et-une églises lui sont consacrées en Belgique, un grand nombre de confréries et de sociétés se sont placées sous son patronage, d’innombrables statues, tableaux et gravures témoignent de la foi des fidèles en son intercession. La plupart représentent la légendaire conversion du chevalier Hubert devant l’apparition d’un cerf à la croix lumineuse.
De nous jours, il est connu pour être le patron des chasseurs et est invoqué pour éviter la rage.
Les “pains bénis de Saint Hubert” sont donnés à consommer aux fidèles en relation avec la symbolique de fertilité, par l’intermédiaire du grain nourricier qui signifie l’alternance de la vie et de la mort. Disposés dans les greniers, ils sont sensés faire périr ou partir les rats et les souris.
Léopold Ier, chassant en Ardenne, assistait volontiers à l’office de la St Hubert qui était accompagné par les trompes durant la consécration. Le plus jeune chasseur faisait la quête dans une trompe bouchée par un nid de grives.
L’autorité religieuse ayant admis cet accompagnement musical assez bruyant, des messes pour trompes de chasse sont écrites par Tyndare (1898), Rochard (1920) et Cantin (1934)…
Depuis 1882, le groupe des sonneurs du Cercle Royal Saint-Hubert sonne chaque année, le 3 novembre, en l’église Notre Dame des Victoires au Sablon. La célébration a lieu à 18h.
Portant la tenue de vénerie (habit écarlate à la française, parements bleus, cape noire, culotte blanche, bottes Chantilly, ceinturon galonné et dague de chasse), le groupe a, par tradition, le privilège d’être accueilli et reconduit par le clergé à la porte de l’église.
La musique de cette messe doit être entendue comme un hommage au Seigneur et à la mémoire de son grand Saint, apôtre et civilisateur.