Homélie du dimanche 17 janvier

17 janvier

2ème dimanche du temps ordinaire

Chères amies,

Chers amis,

La liturgie de la parole de ce deuxième dimanche du temps ordinaire nous présente, à travers la première lecture et l’évangile, un thème très important dans la vie de tout chrétien : l’appel de Dieu.

Les textes bibliques de ce dimanche nous montrent que lorsque Dieu appelle quelqu’un à une mission, cet appel passe à travers de personnes concrètes. Autrement dit, il faut un intermédiaire pour discerner la voix de Dieu. Dans la première lecture, ce n’est pas Samuel qui avait compris le premier qu’il était appelé par Dieu ; c’est plutôt le prêtre Eli. Celui-ci éclaire le jeune Samuel et lui permet de répondre à l’appel. Dans l’évangile, Jean le Baptiste désignera Jésus comme l’agneau de Dieu. Grâce à cette désignation les deux disciples se mettront à la suite de Jésus. « André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus. » (Jn 1,40). C’est bien André, plus tard dans le récit, qui conduira son frère Simon-Pierre vers Jésus. Nous voyons donc. Il faut quelqu’un qui introduise et qui accompagne. L’intervention du prêtre Eli, de Jean le Baptise et d’André permettra le début d’une mission.

Autre aspect très important de l’appel est précisément la réponse. Dans la lecture du premier livre de Samuel, une fois compris que c’était le Seigneur qui appelait l’enfant, le prêtre Eli inviterai Samuel à répondre à cet appel. « Parle, ton serviteur écoute ». Dans le récit du quatrième évangile, les deux disciples entendirent ce que Jean le Baptiste avait dit à propos de Jésus et ils le suivirent. André dira à son frère : « nous avons trouvé le Messie » et Simon-pierre rencontrera effectivement le Messie. Dans les deux cas, la réponse a été la même : se mettre en route.

Puissions-nous ce dimanche avoir la grâce d’écouter la voix du Seigneur qui nous appelle à sa suite. N’oublions jamais que nous avons besoin des autres pour discerner ensemble la volonté de Dieu dans notre vie. Puissions-nous être comme Samuel, disposés à écouter la voix du Seigneur, et comme André, prêts pour aller à sa rencontre.

Bon dimanche !

Abbé Mario Rosas

Responsable de l’Unité Pastorale Bruxelles Centre

Homélie du dimanche 10 janvier, le baptême de notre Seigneur

Mc 1, 7-11. Depuis Noël, nous allons de révélation en révélation. La nuit de Noël, c’était la bonne nouvelle annoncée aux bergers, des pauvres, des exclus. Dimanche dernier, nous avons fêté l’Epiphanie. Cette fête c’est celle de la bonne nouvelle annoncée à toutes les nations et toutes les races. Aujourd’hui, c’est le baptême du Seigneur qui vient clôturer la période de Noël. Dans ce récit du baptême de Jésus, je retiendrai une expression ; C’est que quand Jésus sort de l’eau du Jourdain, les cieux s’ouvrent. St Marc est encore plus fort en disant : les cieux se déchirent. Ça veut dire que le ciel était fermé. Comment est-ce que le ciel était fermé ? Par le péché de l’homme au paradis terrestre. Au paradis terrestre il y avait un canal entre Dieu et l’homme et chaque soir, la bible nous raconte avec cette poésie extraordinaire comment Dieu venait parler à l’homme et à la femme le soir, à la brise du soir. Mais par le péché tout ceci est coupé, et aujourd’hui que Jésus est descendu. Il est Dieu descendu du ciel. Et à ce moment-là de son baptême, la communication est rétablie avec le ciel. Le ciel de nouveau va s’ouvrir et de nouveau je peux parler à Dieu à travers le Christ. Donc, la vie du Père coule dans le Fils, et maintenant par le baptême, la vie de Dieu coule sur l’humanité. Et par mon baptême, elle coule dans mon cœur. Sur les bords du Jourdain, non seulement Jésus rétablit le contact avec Dieu, mais il pose un geste de solidarité profonde avec chacune et chacun d’entre nous. Il prend place dans la file des pécheurs et pécheresses qui veulent se convertir. Il est notre frère qui partage notre condition humaine, avec toutes ses joies et toutes ses souffrances. Cette révélation d’un Dieu solidaire fait suite à celle de la naissance de Jésus à Bethléem, où l’évangéliste nous présente le petit enfant comme l’Emmanuel, le Dieu-avec-nous, Dieu pour-nous.

Dans le texte parallèle du baptême de Jésus, saint Luc nous invite à réfléchir sur notre propre baptême (Lc 315-16.21-22). Nous avons été baptisés au moment où notre famille était en prière. Le ciel s’est ouvert et l’Esprit Saint est descendu sur chacun et chacune d’entre nous. L’eau de notre baptême est beaucoup plus une source de fécondité qu’un rituel de purification. Elle nous donne une nouvelle vie, une vie en abondance : «Je vous aspergerez d’une eau pure…, je vous donnerai un coeur nouveau et mettrai en vous un esprit nouveau», disait le prophète Ézéchiel. Ez 3625-26

Au cours de notre existence, il y a souvent de nouveaux départs : la fin des études, la première carrière, le jour du mariage, la naissance d’un enfant. Le baptême est l’un de ces nouveaux départs, il est la manifestation d’une nouvelle étape dans notre vie. Il faut assumer notre baptême, comme le dit saint Paul, afin «d’éviter de laisser éteindre l’Esprit», (1Thes 5,19).

Le baptême est un appel à suivre le Christ. Dans les premiers temps de l’Église, cet appel était tellement sérieux que ceux et celles qui n’étaient pas nés dans une famille chrétienne devaient s’inscrire à une période de préparation qui durait trois ans. Les candidats devaient prouver leur sincérité et vivre comme Jésus dans la prière et les bonnes oeuvres. Ils devaient aussi présenter des témoins qui professaient publiquement de leur capacité de devenir chrétiens

Comme Jésus, nous pouvons voir le ciel s’ouvrir et l’Esprit Saint descendre sur nous, pour accomplir en nous son oeuvre. Trois questions : Qu’avons-nous fait de notre baptême ? Est-ce que nous sommes prêts à laisser couler la vie de Dieu dans les hommes et les femmes que nous rencontrons ? Est-ce que nous sommes prêts à accueillir l’amour de Dieu ? Laissez couler dans vous, dans votre cœur le corps, le sang, la vie et l’amour de Jésus. Nous avons besoin de nous laisser baptiser, de nous laisser plonger dans cette vie de Jésus jour après jour.

Seigneur Jésus, je viens à toi assoiffé de ton eau vive. Je me penche sur ton Cœur pour m’abreuver de la vraie vie. Je ne suis qu’un vase qui ne demande qu’à être empli de ta bonté, de ta lumière, de tes pensées, de tes désirs, de ton amour. Gloire et louange à Toi qui vis et règnes pour les siècles des siècles. Amen.

Bonne fin de la période de Noël et bon début du temps liturgique ordinaire !

Abbé Willy Mirindi Banganga

Coresponsable de l’Unité Pastorale Bruxelles Centre

Homélie pour la fête de l’Epiphanie

Chères amies,

Chers amis,

Nous célébrons aujourd’hui la fête de l’Épiphanie du Seigneur. L’Épiphanie est la manifestation de Jésus comme Messie d’Israël, Fils de Dieu et Saveur du monde aux mages venus d’Orient. Ces mages, chez l’évangéliste Mathieu, représentent les nations païennes qui accueillent le salut donné par Dieu à travers la naissance de son Fils.

Les mages cherchaient le Messie grâce à la lumière d’une étoile. Le thème de la lumière est très important dans la liturgie d’aujourd’hui. Le prophète Isaïe, dans l’extrait de la première lecture, encourage le peuple revenu de l’Exile en Babylone à sortir de l’ombre du découragement pour se tourner vers la lumière du Seigneur : « Debout, Jérusalem, resplendis ! Elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. Voici que les ténèbres couvrent la terre, et la nuée obscure couvre les peuples. Mais sur toi se lève le Seigneur, sur toi sa gloire apparaît. » (Is 60, 1-2).

Dans la deuxième lecture, Saint Paul ne parle pas de lumière mais de la révélation d’un mystère. Le « mystère » dont il est question ici ne fait pas référence à un secret ou à quelque chose cachée que Dieu garderait jalousement pour lui ; au contraire, Dieu dévoile, manifeste à travers son Fils ceci : toutes les nations sont associées au même héritage, au partage de la même promesse de salut.

Tous ceux qui étaient supposés de reconnaître la venue du Messie à travers les Écritures, à savoir les grands prêtres et les scribes du peuple, ne se sont pas mis en route vers Bethléem et évidement, ils n’ont pas rencontré l’enfant à la crèche, et cela malgré la lumière de cette étoile et l’annonce de la naissance du roi des Juifs. Mais les mages se sont laissé guider par cette lumière et ils ont trouvé l’enfant. Si l’on regarde bien, cette rencontre changera leur vie : « avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. » (Mt 2, 12).

En cette fête de l’Épiphanie, nous sommes invités à nous laisser guider par la lumière du Christ, manifestée à toutes les nations. Que cette lumière transforme notre vie ; que nous puissions regagner « notre pays, notre chez-soi, notre vie quotidienne » non pas par le même chemin (comme si rien n’était arrivé) mais par un autre chemin, le chemin de la conversion du cœur.

Bonne fête de l’Épiphanie !

Abbé Mario Rosas

Responsable de l’Unité Pastorale Bruxelles Centre

Information à propos des messes en semaine et le dimanche

Chères amies,

Chers amis,

Vu le nombre trop limité de personnes autorisées à assister aux offices, les célébrations eucharistiques en semaine et les dimanches n’auront pas lieu pour l’instant dans toutes les paroisses de notre UP Bruxelles Centre.

Toutefois, les églises resteront ouvertes aux horaires habituels pour la méditation et la prière personnelle.

  • Confessions :

Notre Dame du Finistère du lundi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 17h.

Saint Nicolas du lundi au samedi de 15h à 16h45.

Notre Dame au Sablon du lundi au vendredi de 17h à 17h45 (samedi et dimanche de 16h30 à 17h45).

  • Adoration eucharistique :

Notre Dame Immaculée le dimanche de 16h à 18h.

Notre Dame au Sablon le jeudi et le dimanche de 16h30 à 17h15 avec prière du chapelet. Un temps de méditation musicale est proposé le dimanche de 16h à 16h30.

Saint Nicolas le jeudi de 17h à 17h30.

Parcours de la catéchèse 2020-2021

Pour les enfants, deux parcours au choix pour la catéchèse sont proposés :

  • Deux dimanches par mois, le 1er et le 3e dimanche du mois à Notre- Dame du Finistère et suivi de la messe à 11h en famille. À partir du dimanche 4 octobre pour les enfants de 6 à 11 ans et leurs parents. Renseignements et inscriptions : Abbé Mario Rosas, Gsm 0474 97 17 82
  • Le mercredi après-midi de 13h30 à 15h, rue des Capucins 34 à partir du mercredi 16 septembre pour les enfants de 6 à 11 ans. Renseignements et inscriptions : Marie-Thérèse Daniels, T. 02 213 00 66 Gsm 0473 25 21 30

Pour les jeunes :

  • De 12 à 14 ans, le samedi matin de 10h à 12h, rue des Capucins 34, deux fois par mois, à partir de samedi 19 septembre. Ce parcours intègre éventuellement une préparation aux sacrements de l’initiation chrétienne pour ceux qui ne les auraient pas encore reçus. Renseignements et inscriptions : Marie-Thérèse Daniels, T. 02 213 00 66 Gsm 0473 25 21 30
  • De 15 ans et plus, différents groupes sont organisés en vue de se préparer aussi à recevoir un sacrement ou pour continuer à cheminer dans la foi en se retrouvant tout simplement entre jeunes chrétiens. Renseignements et inscriptions : Marie-Thérèse Daniels, T. 02 213 00 66 Gsm 0473 25 21 30

Pour les adultes :

  • Pour ceux qui désirent se préparer à recevoir un des sacrements de l’initiation chrétienne (baptême, confirmation ou eucharistie), un groupe de catéchuménat se réunit deux fois par mois. Renseignements et inscriptions : Abbé Mario Rosas, Gsm 0474 97 17 82